La chanson de Jezabelle

Jessie ouvrit les yeux et émergea doucement de ce lourd sommeil, mais elle ne voyait rien, tout était noir. Elle se massa doucement la tete tandis qu'elle reprenait peu à peu ses esprits et senti qu'elle avait une blessure, comme si du sang avait séché entre ses cheveux... "Mais..." Elle essaya de toucher tout autours d'elle mais il n'y avait rien, elle était encerclée par quatre murs en pierres, recroquevillée sur elle même sur un sol tout craquelé, humide et froid...
Que s'était il passé? Elle essayait de remonter le fil de ses souvenirs mais rien à faire, la dernière chose dont elle se rappelait c'était d'être en train de partager un repas avec James juste après que Miaouss ne soit parti car ils s'étaient disputés pour une stupide histoire de nourriture : le félin bipède maintenait que la dernière boulette de riz lui revenait de droit car il n'en avait mangé qu'une seule, alors qu'elle et James étaient formels : il en avait mangé quatre ; enfin, c'était sans importance à présent... 

"Est-ce-qu'il y a quelqu'un???? JAMES??" 

Jessie toucha doucement ses poches mais ses pokéball avaient disparues, ce qui renforça un peu plus son inquiétude et, terrifiée, elle se leva pour essayer de chercher une issue dans le noir mais des qu'elle fit un pas elle trébucha aussitôt : son pied était entravé, attaché au mur par une épaisse chaîne, qui l’empêchait de se déplacer. 

"C'EST QUOI CE DÉLIRE, LAISSEZ MOI SORTIR!!!!!!!!!!!", cria t elle tout en tirant fermement sur la chaîne qui était malheureusement beaucoup trop solide. Elle hurlait, s'agitait, tapait contre le vieux mur, essayait de casser cette fichue entrave, terrifiée, quand soudain un filet de lumière infiltra la pièce dans un grincement qui la fit sursauter : une petite lucarne s'était ouverte de la lourde porte en bois et une voix de femme, mélodieuse et cruelle, en sorti alors 

"Ça ne sert à rien de crier Jessica..."
"MAIS QUI ETES VOUUUUS?" s'époumona la pauvre Jessie en tambourinant sur la porte qui bientôt disparue dans le noir alors que son bourreau refermait la lucarne sans avoir dévoiler son identité. "REVENEZ!!! OUVREZ CETTE POOOOOORTE!!!!" 

Elle donnait de lourds coups de pieds contre le bois qui restait intact en hurlant, et tapant des poings qui étaient en sang à force de cogner, encore et encore, et dans la panique ses souvenirs s'éclaircissaient peu à peu... Elle était partie chercher Miaouss mais il était introuvable et quand elle était revenu James n'était pas là... Et ce message sur son téléphone... qui lui donnait rendez vous... C'était James... Elle y était allée, presque inquiète, ou excitée parce qu'il lui aurait préparé une petite surprise, comme il faisait parfois... Mais il n'était pas là, il n'y avait rien, seulement des arbres... Elle avait fait quelques pas prudents 

"James?" C'était un traquenard. Une odeur de paraspore, puis un violent coup sur la tête l'avait mise hors d’état de conscience. Mais qui? Pourquoi? Elle repensa un instant à l'homme en noir dans cette capsule, terrifiée... Mais la menace qui pesait sur elle sortait tout droit d'un esprit bien plus sournois, froid, calculateur et sadique encore....


~


James ouvrit les yeux à son tour... Il resta un instant complètement sonné le temps que ses yeux s’accommodent et que la pièce ne soit plus floue, et... non, ce n'était pas possible... Il tira ses mains qui étaient liées entre elles derrière son dos, de meme que ses chevilles, et se senti tout d'un coup comme oppressé, comme si on l'étranglait, tandis qu'il essayait de se débattre en vain, fermant les yeux pour faire disparaître cette vision d'horreur... haletant, le cœur pompant à lui en rompre la carotide, effrayé et pris au piège, au sous-sol, dans la salle de dressage qu'il ne connaissait malheureusement que trop bien... C'était un cauchemar, un horrible cauchemar, ça ne pouvait pas être réel...
"CANINOUUUUUUUUUU!!!!!!!"
"Bonsoir chéri..."
Cette voix familière le fit tressaillir un peu plus, et dans un état proche de la folie tellement son stress était intense il vit apparaître Jezabelle, vêtue de sa tenue de cavalière... Il laissa échapper un petit cri de terreur tandis qu'elle se rapprochait un peu plus jusqu'à prendre place dans un imposant fauteuil en cuir juste en face de lui...
"Laisse moi partir..." gémit il dans un trémolo tremblant, mais elle ne répondit pas, le fixant simplement d'un petit sourire placide à glacer le sang...


~


La patience... Une grande qualité dont les Femmes mondaines comme Jezabelle doivent faire preuve à tous crins. Elle la possédait, associée à une élégante maîtrise d'elle-même, du moins c'est ce dont elle était persuadée... Il était très tard, dans les environs de quatre heures du matin et elle ne dormait toujours pas, perdue dans les méandres de son esprit, en proie à ses angoisses les plus intimes et profondes, là, dans le noir... Ca ne lui arrivait que très peu de divaguer mais ce soir c'était différent, elle ne pouvait s'empêcher de penser que sa vie n'était une suite de minutes d'attente, défilant trop vite, se perdant dans le néant pendant que lui vivait sa vie, là, quelques parts, dehors... Cette idée lui était insupportable, elle qui languissait, seule, attendant qu'il ne revienne à elle, ne vivant finalement que pour ce mariage... Il était revenu oui, deux fois, et toujours avec cette fille, cette traînée mal élevée et vulgaire, et s'était enfui avec elle de plus belle, la fuyant et la laissant une fois de plus à ses illusions...Elle ne dormit pas de la nuit et à l'aurore se leva et s'empressa de donner des ordres aux majordomes pour qu'ils lui préparent toutes les commodités necessaires pour qu'elle puisse déjeuner, se doucher, s'habiller et etc. 
Elle ouvrit les portes du manoir, prête et parée, parfaite comme toujours, avec cette idée folle qui avait germer en elle toute la nuit : elle retrouverait James! 

Elle retrouva dans le vaste jardin un détective privé du nom de Mike Plotswic qu'elle avait contacté au petit matin en lui promettant une onéreuse récompense s'il retrouvait son fiancé et pourrait lui fournir toutes sortes d'informations sur lui...
"Voici une photo de lui et le peu de chose que je sais...", lui dit elle en lui glissant une enveloppe à ce type un peu gros, coiffé d'un bérêt démodé pour cacher sa calvitie naissante et tout vétu de noir.
Et voilà l'homme parti, motivé par l'appat du gain. Il trouva d'abord des informations au sein de la Team Rocket et réussi à en avoir plus encore, comme il connaissait quelques sbires, étant lui même un escroc trempant dans les affaires louches.
Après avoir réuni assez d'éléments, il parti en direction de l'ouest à la recherche du jeune homme, caméra autours du cou, paré.


~


"Alleeeeeez, avoue le que tu es une fausse méchante et que ce plan pour capturer Pikachu ne te dis rien, et que tu meuuuuurs d'envie de rester sous les draps avec moi, hein?"
James embêtait Jessie en la chatouillant de partout sous la couette chaude qui protégeait leur corps nus du froid ambiant de la cabane mal isolée.
"Ahhhhhhhhah arrête James tu m'chatouillessss!" Il s’arrêta un peu et la regarda attendrit : elle était tellement belle avec ses cheveux tous défaits, au naturel sans laque, avec ce sourire heureux et sincère sur son visage démaquillé et ses rouges empourprées dues à la douce chaleur qui les embaumaient, et son corps parfait qu'il avait tant envie de parcourir encore, et encore... 
"Allez, un peu de sérieux, Miaouss est peut etre déjà reveillé..." Elle l'embrassa furtivement et se dégagea avant d'esquisser un petit frisson : il faisait terriblement froid en dehors du lit... 
Plotswic les observait de derrière la vitre embuée et comme bon gros porc qui se respecte il ne pouvait s'empecher de lorgner sur les fesses Jessie qui enfilait rapidement une petite robe en enlaçant son amoureux aux cheveux lavandes. Il tira encore sur sa cigarette et appuya encore sur le déclencheur de son appareil photo pour immortalisé ce moment intime entre James et son équipière...
"C'est parfait, mademoiselle Jezabelle va être sous le choc...", se susurra t il à lui meme dans un grognement perfide.


~


Il les suivi toute la journée, capturant des images d'eux en train de rire, de s'enlacer, de se taquiner, et il zooma un peu plus sur le doux visage du gosse de riche pour capturer un regard qui ne trompait pas : il aimait vraiment cette fille.
Il écrasa son cent trente et unième mégots avec la semelle crade de ses godasses et se frotta grassement les mains en pensant au jackpot que lui accorderait cette riche mégère quand il lui rapporterait toutes ces photographies.


~


Jezabelle attendait, fébrile au fond d'elle mais placide en apparence, se tenant droite au milieu du jardin, immobile, quand le gros détective arriva en traînant un peu la patte.
"Allons Plotswic, vous êtes en retard!", lui lança t elle, inébranlable.
"Comme je vous l'ai dit au téléphone j'ai assuré mademoiselle, il est dans la région d'Sinnoh..." 

Il lui glissa une enveloppe contenant les photos, et elle les sortis d'un geste précis et décidé. Elle examina la première : une cabane en bois rupestre, et interrogea le détective du regard "Oui c'est là qu'il crèche avec sa copine et son Pokemon"

A l'entente de ce mot, sa "copine", elle senti son coeur chavirer, et elle glissa la première photo en dessous de la pile pour découvrir James, son James, son fiancé, celui qu'elle aimait de toute son âme, qui lui était promis, nu pour la première fois, enlacé avec cette petite p**e avec cheveux roses à moitié nue elle aussi, qu'elle avait déjà vu avec lui auparavant. Tout son monde se mit à s'écrouler, comme si un tremblement de terre terrible l'avalait mais elle ne bougeait pas, elle parcourait les photos, qui le montrait avec elle, souriant, c'était juste impossible, inconcevable... Elle n'avait plus l'impression de toucher le sol, ni même d'être dans la réalité... Elle souffrait terriblement, comme si milles lames transperçaient son pauvre cœur en même temps, et alors elle vit cette photo... Une affreuse photo de James, son visage en gros plan, dévorant cette... fille des yeux, un regard qu'il n'avait jamais posé sur elle, un regard amoureux. Elle lâcha la photo et senti que son tourment ne se désemparait pas d'elle.

"J'peux avoir mon fric maintenant m'dame?"
"Pas tout à fait, je crains d'encore avoir besoin de vous mon cher Plotswic..."
"Comment ça, qu'est ce que vous avez derriere la tete?"
Elle remis en place ces bouclettes et lui répondit sans hésitation, sure d'elle et très sérieusement "Je vais la tuer."

~


"Comment tu m'as retrouvé?", il se débattait fermement, essayant de briser les liens qui l'entravaient, mais rien à faire, ils étaient bien trop serrés et son hôte ne l'aurait certainement pas aidé. Elle restait là, immobile et froide comme cette vieille cave, sans ouvrir la bouche, ni sourciller, sans cligner des yeux, ni même déformer ce sourire glaçant.
"Qu'est ce que je fais ici? Libère moi!", dit il de sa voix tremblante, les larmes aux yeux, sans relâcher ses efforts
"Si je te libère tu va encore t'enfuir, n'est-ce pas James?", dit elle doucement d'une voix terriblement calme
"Non, je t'assure, si tu veux discuter, enlève moi ces liens, s'il te plait..." 
Il baissa le regard, comme lorsque qu'il était enfant et qu'il usait de ses charmes pour susciter de la pitié auprès de ses tuteurs ou de ses parents pour qu'ils ne le punissent pas trop sévèrement...
"Balivernes...", continua t elle en se levant doucement de son siège
"Mais non je... dis moi ce que tu veux, je ferais tout ce que tu veux pour pouvoir juste être... libre... de mes mouvements, s'il te plait..." 
Il détestait être attaché, métaphoriquement cela le ramenait à tout ce monde de convenances et de règles auxquels il avait été soumis toute sa jeunesse. Il essayait de l'attendrir, d'éveiller en elle un peu d’indulgence... 
"Pourquoi je suis là...?", chuchota t il presque en ravalant un sanglot tandis qu'elle faisait les cents pas autours de lui tel un vautour, calme, comme un militaire faisant sa ronde, le pas régulier, en faisant claqueter ses bottes de cavalière sur la pierre, sans quitter ce petit air narquois sur son visage figé.
Elle approcha doucement d'un radio cd, qu'elle alluma du bout de ses doigts, prit une télécommande, puis retourna s'asseoir en face de lui, en pressant sur le bouton "Play" et une mélodie s'extirpa du poste, lui glaçant le sang tandis qu'il écoutait attentivement, intrigué et apeuré...

Voici la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=n9uE4n1cOzw


"Je n'ai pas voulu t'en parler... Tes écrans de fumées n'm'ont jamais trompé..."


Il releva brusquement la tête vers elle, ayant immédiatement compris qu'elle ne parlerait pas parce qu'elle préférait se "contenir". Cette chanson lui était destinée : les "écrans de fumées" mentionnés faisait probablement référence à ses subterfuges pour la fuir, à répétition, à ses mensonges pour s'échapper...  


"S'il te plait ne crie pas sur moi, mais j'ai très bien compris tu vois la vérité qui pourri là..."


Ne pas crier? Il n'avait envie que de ça, d'hurler, d'arracher ses affreux bouts de plastique qui lui comprimaient les poignets, mais il fallait qu'il écoute jusqu'au bout... qu'il sache de quelle "vérité" elle pouvait bien parler... 


"Tu aurais du le dire avant..."


Il la dévisagea d'un regard noir au travers de ses cheveux lavandes... Elle savait très bien qu'il ne l'aimait pas, il lui avait clairement dit mais elle était si bornée, persuadée du contraire, persuadée qu'il se voilait la face... Elle lui répondit en relevant légèrement la tête, d'un sourire machiavélique...


"car moi j'ai toujours su quels étaient ses plans... C'est juste une allumeuse tu sais, tu penses qu'elle t'aime alors qu'en vrai c'est juste ton âme qu'elle veut voler..."


James comprit alors qu'elle parlait de Jessie, et se mit à s'agiter plus fort tandis qu'elle restait muette, le sourire et le regard provocateur de psychopathe figé... Ses plans? Il ne comprenait rien à ce charabia, surement une façon de dire que Jessie ne s'interessait à lui que pour son argent...


"I'll save you..."


Il continuait de bouger dans tous les sens, terrifié par cette musique et par l'idée d’être "sauver" par cette malade, qu'allait elle entreprendre encore? Il sentait une haine grandir en lui : elle n'avait pas le droit de toucher à sa Jessie, si elle lui avait effleurer ne serait-ce qu'un seul cheveux elle allait lui payer très cher... Il serrait les dents fermement, hors de lui, tirant toujours plus sur ses liens... et la chanson reprit alors.


"Tu devais rester près de moi...Tu devais m'épouser quand on aurait l'age... " 


Le regard noir de James ne déviait pas, il la maudissait, jamais il ne serait rester! Jamais il ne l'épouserait!


"Tu étais le premier à dire ces mots qui m'ont tant fait languir et maintenant elle vient tout détruire..."


Jezabelle appuya sur un autre bouton de la télécommade qui activa un projecteur et les photos que Plostwic avait prit défilaient sur le mur sous le regard traumatisé de James d'avoir été espionné de la sorte, épié, il se sentait comme violé, et elle le dévisageait, fière d'elle, fière de le tenir enfin alors qu'il rageait de plus en plus ; son coeur au bord de l'explosion faisait se gonfler ses tempes et il tirait plus fort de ses poignets : il lui avait dit ces idioties étant enfant et c'est elle qui détruisait tout, bon sang, elle était décidément aliénée, bonne à interner avec son sourire glacial de sadique sur lui... Elle appuya à nouveau sur un autre bouton de la télécommande et une image se projeta, en gros plan, un portait de lui...


"Et ce regard...." 
 
Elle le dévisagea, comme pour le mettre face à la façon dont il regardait cette petite peste : pour l'obliger à se confronter à ses sentiments avant le bouquet final ....


"Penses tu que j'ai franchi les limites ce soir...?"


Il continuait d'essayer de se liberer, ardemment, sans faiblir, terrifié par son texte la faisant presque passer pour une victime tandis que la chanson se poursuivait, le poussant toujours plus dans ses retranchements, alliée aux photos défilant sur le mur à toute vitesse et le visage terrifiant de Jezabelle qui le fixait toujours, insistante tandis que les bases allaient être posée, enfin, James serait bientot à elle...


"Son nom oublie le, si tu joues mon jeu, elle pourrait s'en sortir indemne..."


Jezabelle se mit à ricaner comme si elle perdait l'esprit, un petit rire affreux, déséquilibré, aigu, à glacer le sang alors que James se mit à hurler, plus fort que jamais, ne se controlant plus, en brisant presque la chaise
"QU'EST CE QUE TU AS FAIT A JESSIE ESPECE DE FOOOOOOOOOOOOOOOOLLLLLLEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE"



Et elle riait, devant un James sortant de ces gonds tandis que le mur de pierre s'ouvrit en deux, laissant place à un sablier géant, représentant son propre emprisonnement dans cette "attente' de son fiancé, dans lequel était enfermée Jessie, visiblement faible, à genou, le corps visiblement lacéré de coups de fouets qui avaient déchirés ses vêtements et le visage tuméfié, pleins de bleus, les cheveux décoiffés en bataille, grossièrement coupés au carré, inexpressive... A sa vue James hurla plus fort, se débattant encore plus, comme s'il était atteint d'une transe de rage "JESSSIIIIIIIIIIIE!!!!!! LIBERE LA ESPECE DE FOLLE A LIER TU VA ME LE PAYER CHEEEEEEEEER JESSIIIIIIIIIE !!! JESSIE REPOND MOIIIIII!!!!" tandis que la musique retentit encore et que Jezabelle ne déviait pas son regard terrifiant.

"Je ne demande rien, je veux juste ton coeur ... je ne veux pas être deuxième, vas y dis que tu m'aimes!!!!!!!"


"JESSIIIIIIIIIIIE!!!!!!!!!!!!!" La pauvre jeune femme se releva peniblement et colla ses mains contre la vitre, comme pour tendre la main à son équipier qui perdait la tete, qui perdait totalement son sang froid de la voir comme ça, il avait envie de tuer Jezabelle de ses propres mains, horrifié par ce qu'elle faisait subir à Jessie, elle l'avait torturé, humiliée, ça lui était insupportable de voir la femme qu'il aime comme ça et encore plus d'etre impuissant...


"Prend ma main dans la mienne et dis que je resterai la seule, sans toi ma vie est illusoire, dis moi juste que tu m'aimes ce soir...."


Provocateur et à bout de nerf, n'étant plus du tout dans son état normal, il cria encore plus fort "TIENS BON MON AMOUR JE VAIS TE SORTIR DE LA!!!!" Et il continuait à essayer de rompre les liens qui lui faisaient terriblement mal, il avait les poignets en sang à force de tirer, de se débattre, mais il s'en fichait, il n'y avait que Jessie qui comptait, et plus il se débattait pour l'aider, plus Jezabelle était folle et avait envie de le faire souffrir en la torturant...


"et si tu mens... elle paiera le châtiment..."


Et un épais sable se mit à couler de la trappe qui séparait le sablier en deux partis pour venir étouffer la pauvre Jessie sous le regard amusé et effroyable de son bourreau...


"JESSIIIIIIIIIIIIIIIIE!!!!!!" 
Jezabelle riait nerveusement pendant que Jessie tapait de toutes ses forces diminuées contre l'épaisse vitre, ses cheveux courts désormais tout couverts de sable dans cette prison de verre qui la privait d'oxygene...
"JESSSIIIIIIIIIE MAIS ARRETE ARRETEEEEEEEE JEZABELLE JE T'EN SUPPLIE JE FERAI TOUT CE QUE TU VEUX, TOUUUUUUUUUT!!!!!"


Et elle cessa de rire, comme si c'était elle qui chantait, en meme temps que la chanson


"Pardon j'ai perdu mon sang froid... j'ai été pas mal occupée, comme tu vois..."


Et il continuait, coute que coute, malade de voir Jessie rabaissée de la sorte par sa fiancée qui semblait etre l'incarnation du diable en personne tandis qu'elle dévoilait un peu plus son plan machiavélique...


"J'ai appelé de ton portable, donné rendez vous seules sur places pour qu'on puisse parler face à face..." 


"TU ES MALADE JEZABELLEEEEEEEE IL FAUT QUE TU TE FASSES INTERNERRRRR RELACHE JESSIE JE FERAI TOUT CE QUE TU VEUUUUUX TOUUUUUUUUT!!!!!!!" Il pleurait à chaudes larmes, à bout de force, le visage déformé par la peur, la haine et l'angoisse alors que son bourreau ne bougeait pas, inplacable et terrifiante... Il s'agita encore un peu plus, et bientot la chaise tomba au sol et il tomba avec elle, toujours attaché, se cognant violemment au sol sur sa gauche : son bras, son épaule et sa jambe le faisait souffrir le martyr, portant tout son poids et le poids de l'épaisse chaise, sans parler de son beau visage dont la joue était toute égratignée et il sanglotait plus fort, un peu assommé par le choc, ne pouvant plus se détacher, hurlant le nom de son équipière tandis que sa vision se troublait, sans la lacher des yeux et cette musique à glacer le sang...


"Et ce regard...penses tu vraiment que je vais trop loin ce soir...? Tout c'que tu dois faire, c'est rester sincère, promet le et je la libère..."


"JE TE L'PROMETS... JEZABELLE... RELACHE LAAA..." 
Il la suppliait, il aurait tout fait meme renoncer à sa liberté, à sa vie pour Jessie mais sa fiancée semblait totalement sourde à ses implorations, souriant toujours de la même façon terrible, jubilant de cette cruelle situation sur les paroles de cette affreuse musique...


"NE MENS PAS..."


Il pleurait, sans s'arreter, ne pouvant plus reprendre le controle de son esprit, obnubilé par son équipière qui avait désormais du sable jusqu'à la taille, ne cessant de cogner cette maudite paroi, aggravant ses blessures ouvertes à chaque mouvements, suffoquant un peu plus à chaque secondes tandis que la jeune aristocrate riait à gorge déployée, tyrannique.


"Jezabelle je t'en suppli... j'ai compris, je veux t'épouser je reste avec toi... Libère la je t'en conjure...", et la chanson lui répondit alors...


"Non je n'me laisserai plus avoir... par tes écrans de fumées car je peux voir... qu'au fond je suis celle que tu aimes, oublie tous les mensonges qu'elle seme, je vais t'en liberer moi même...."


Et elle sorti un grand sabre Katana, s'approchant de James, menacante. Il ne bougeait plus, seulement ses levres mi closes qui tremblaient machinalement, le visage noyé de larmes, et le regard vers Jessie, toujours, qui semblait s'éteindre à petit feu tout comme lui... C'était un cauchemar.


"Je ne demande rien, je veux juste ton coeur ... je ne veux pas être deuxième, j't'en pris dis que tu m'aimes!!!!!!!"


"Je t'aime Jezabelle...", murmura t il faiblement pour qu'elle arrete, enfin, ne lachant pas son équipiere de ses yeux embués...


"Prend ma main dans la tienne et dis que je resterai la seule... sans toi ma vie n'a aucun sens, dis moi qu'ce tu ressens..."


Elle se rapprocha plus pres, d'un air sombre, et trancha d'un coup sec les liens qui l'entravaient, et il essaya de se lever mais ses chevilles étaient profondément entaillées à force qu'il y ai tiré dessus comme un fou, il avait trop mal alors il commença à ramper, en larmes...


"Allez, c'est quoi l'problème, arrete de pleurer et releve toi..."


Elle accompagna ces affreuses paroles d'un coup de bottes sur son torse et il tomba sur le dos, à bout de force...


"Je sais qu'elle représentait rien! Laisse moi t'aimer enfin!!!"


Elle le dominait, son pied fermement appuyer sur sa poitrine, tandis que Jessie avait du sable jusqu'au coup, essayant de se maintenir à la surface, faible et gémissante...
Elle commença à arracher sa tenue de dominatrice et dévoila un body noir en dentelles et cuir en s'asseyant à cheval sur lui, sur ces paroles angoissantes et pleines de sens...


"Prend mon âme, mon coeur et mon corps, oui ce n'est rien que pour toi!! Et si tu n'en veux toujours pas, tu le regrettera!!!!" 


Il se laissait faire en pleurant, terrorisé, tremblant de tous ses membres et elle se releva et le tirant par le col pour qu'il voit le sable completement ensevelir la femme qu'il aime...


"Tout ça ne m'amuse pas... mais tu me mets HORS DE MOIIIII"


"JESSIIIIIIIIIE NOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!" Il la poussa et se mit à courir vers l'imposant sablier de verre, sa chair se tordant dans les entailles profondes qu'il avait aux chevilles, ignorant la douleur physique qui n'était rien à coté de la torture morale que lui infligeait la vue de Jessie entrain de s'étouffer... mais le dernier grain de sable tomba alors, il ne la voyait meme plus, et il tomba, si pres du but, dans un rire de Jezabelle à glacer le sang...


"Est-ce-qu'enfin tu m'appartiens... puisqu'elle est hors du chemin?..."

 

"NOOOOOOOOOOOOOOON" Il se revela difficilement, et rampa jusqu'au sablier les yeux pleins de larmes, en gémissant faiblement... "jessie.... non.... c'est pas possible...." Et il essayait encore de briser la vitre


"James, mon chéri, ça ne sert à rien, tu es à moi maintenant..."


Ses nerfs lachèrent pour de bon et il tapa plus fort, enragé, debout sur ses chevilles lacérées en lui hurlant "JAMAIS JE NE SERAIS A TOIIIII! Tu peux faire ce que tu veux, tu peux m'enlever Jessie, je serai TOUJOURS amoureux d'elle même, meme dans la mort, et rien ne pourra changer ça RIIIIIIIIIIEN TU ENTENDSSSSSSSS je ne t'aimerai JAMAIS!!!!! JAMAIIIIIIS!!!!!!!!!!"

Et la jeune femme senti ses yeux se remplir de larmes, et elle craqua, pour la première fois de sa vie... Elle tomba à genoux, fixant le mur où était projeté les photos, fixant celui qu'elle aimait regarder cette fille... qui était morte... dans son sablier... elle était allé trop loin ce soir... Alors elle regarda James taper encore, les poignets en sang, tenant difficilement sur ses chevilles dont on voyait la chair et les muscles, et alors il donna un coup plus fort que les autres, un ultime coup, et la vitre céda, remplissant la pièce de sable... 

 

"JESSSIIIIIIIIIE!!!!!!!" Il la cherchait à travers cette plage et enfin il la vit, allongée, recouverte de sable et inconsciente "Jessie oh mon dieu répond moi!!!" Il pleurait à chaudes larmes, devant le pire spectacle de toute sa vie, la femme qu'il aimait, sans vie, dans ses bras... il ne pouvait pas y croire... Il caressa son visage tout boursouflé pleins de bleus, son si joli visage que Jezabelle avait prit un malin plaisir à rouer de coups, à lui cracher dessus, à lui bruler la peau avec le fer rouge qui servait normalement à marquer les Ponyta, à lui couper ses si longs cheveux auxquels elle tenait tant avant de lui enfourner dans la gorge... Elle l'avait torturée, pour le simple fait d'être celle qu'il aimait, c'était injuste, révoltant, inhumain, à glacer le sang... Il la serra contre lui, de toutes ses forces... 

"Jessie...non...je t'en prie... reste avec moi... je t'aime tellement..."

Et Jezabelle restait silencieuse, au sol, en larmes, ouvrant enfin les yeux, affrontant la vérité... et alors elle sorti son sabre et le plaça face à elle, tremblante, prete à se sacrifier, n'ayant plus envie de vivre, ayant patienté trop longtemps pour finalement perdre l'esprit et en arriver là... Elle avait tué quelqu'un.... Elle était allée trop loin. Elle fit une prière dans sa tête avant de se transpercer de la lame, dans le ventre, d'un geste vif et précis. Son bouche se remplit alors de sang, son propre sang, et elle se senti partir, et elles'effondra au sol, devant cette photo de James regardant sa Jessie, qu'il aimait plus que tout au monde... James la serrait plus fort à chaque seconde quand soudain... Elle se mit à tousser. 

"Jessie!!!!!" Il la releva, lui tapota le dos, doucement, l'aida à reprendre son souffle, et la serra encore, fou de joie, plus amoureux que jamais, il la serrait de toutes ses forces, l'embrassait, embrassait ses joues, ses paupières, son front, ses mains 

"James..." Elle ne parvenait pas à parler, trop faible, mais elle était vivante, c'est tout ce qui importait 

"C'est fini Jessie..." Il la cajola doucement... 

"C'est moi qui ai mangé les boulettes de riz hier...", chuchota Jessie dans un sanglot... Il esquissa un petit sourire et l'embrassa de nouveau sur le front 

"On s'en fiche, je pense que Miaouss va pouvoir te pardonner ça..." 

"J'arrete pas de manger James, je voulais te le dire hier et quand j'ai reçu ton message j'ai cru que... ça allait être le moment mais je..." Il comprit immédiatement : ils n'avaient jamais eu besoin de parler pour se comprendre et alors il pensa aux sévices qu'elle avait subi, à la possibilité que... Il l'étreignit tendrement, le coeur lourd, en pleurant encore un peu plus, se sentant terriblement coupable, ne pouvant pas admettre cette déchirante vérité... "Je suis désolée Jessie..."

~


Et ils quittèrent cet endroit maudit, recouverts d'une couverture, escortés à l'extérieur du manoir par l'agent Jenny en passant sous les banderoles "POLICE" qui encerclaient le périmètre ... 

 

Fin.

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Commentaires (4)

1. Chacha 12/11/2016

Merci pour vos commentaires, amies sadiques ;)

2. Matori 12/11/2016

La chanson et la fic dechirent tout. J'adore les yandere.

3. Thuginette 2.0 12/11/2016

Qui de la chanson ou la fanfic est la plus effrayante? Jezabelle n'était donc pas une meurtrière tout au fond d'elle puisqu'elle a regretté à la fin et s'est tuée par remords, l'amour l'a poussée à la pire des folies par jalousie parce qu'elle désirait James plus que toutes les richesses du monde. Je compatis pour elle et me sent triste qu'elle ne puisse pas connaître un meilleur châtiment. Le détective me dégoûte. Il s'en est bien tiré ce gros porc.

4. Eleonore 12/11/2016

J'adore. C'est sans aucun doute l'une de mes fan-fiction préférée ! James fait trop pitié quand il essaye d'amadouer sa fiancée cinglée en agissant mignon, c'est bien typiquement lui et le symbolisme d'avoir été attaché aux règlements de sa vie bourgeoise c'est bien trouvé franchement ! Lorsqu'elle s'est approchée de James avec le katana j'ai pensé qu'elle allait le tuer ! Puis c'est réaliste aussi. Jessie est super choupinouette quand elle fait son méaculpa pour avoir mangé les dernières boulettes de riz. Ils sont tellement charmants tous les deux. Lovely charming "vilains". Jezabelle est une vraie méchante. C'est une très belle description de cette chanson qui va aller directement dans ma playlist. Je relirais la fan-fiction plusieurs en l'écoutant.

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Date de dernière mise à jour : 10/04/2017

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