Tout est ta faute

Tu es éveillé, je le sais. Inutile de feindre que ça n'en est pas le cas. Quand tu dors pour de vrai tu ne respire pas à cette allure là et j'ai vu que tu avais ouvert un oeil. C'est donc inutile de vouloir me faire croire que tu n'est pas éveillé parce que je sais que tu l'es et tu sais que je le sais! C'est trop tard de toute façon.

Il est trop tard pour que je parte, trop tard pour feindre que rien n'est arrivé, trop tard pour revenir en arrière. Je regarde fixement le plafond. J'ai  couché avec mon équipier, mon frère d'esprit; pas de sang.

Tout cela me semble si mystérieux. Je n'arrive même pas à imaginer ce à quoi ça a ressemblé pour toi. Je veux dire... tu es si... Je ne pouvais pas t'imaginer faisant quelque chose de ce genre.
Bien, tu étais ivre. Peut-être est-ce la réponse? Et même alors tu as eu peur mais pourtant tu l'as fait. C'est si mystérieux... Je ne saurais jamais ce qui nous a poussé à faire ça. Bien, j'étais ivre aussi et alors... étais-ce une excuse?

Que vas tu me dire quand tu te décidera à te lever? Peut-être me diras tu que tu as rêvé ou peut être n'osera tu pas le mentionner. Peut-être ne voudra tu pas le mentionner. Si je n'avais pas bu, rien ne serait arrivé.

Nous aurions dû continuer à regarder ce film sans boire ce vin et ensuite nous coucher dans nos propres lits. Tout cela est si embrouillant pour moi.

C'est ta faute, tu le sais. Un d'entre nous doit prendre la culpabilité et bien sûr ça ne sera pas moi. Tu étais le moins ivre de nous deux, tu aurais pû m'arrêter. Bien, bien sûr je suis celle qui a sauté sur toi. Et as-tu lutté?... Euh oui... beaucoup. Mais tu as cédé, tu as cédé quand tu n'aurais pas dû le faire et ça a fini comme ça. Tu es l'homme, celui qui doit séduire la femme, même si la femme en question est celle qui t'arrache les vêtements. Bien... ..... Je peux en partie comprendre....Mais cependant, je ne prendrais pas de responsabilités sur ça et tu le sais. 

Maintenant que tu es éveillé; que nous sommes éveillés tous les deux!  Nous ne pouvons pas feindre que la nuit d'hier était quelque chose de tout à fait habituel.
Nous ne pourrons pas garder cela secret pour toujours. Tôt ou tard l'un d'entre nous devra en parler.

Je ne sais pas qu'elle heure il est mais il est probablement encore très tôt puisque Miaouss est toujours endormi. Je veux dormir de nouveau mais je n'ose pas, parce que je sais que si je me recouche tu vas me regarder et réfléchir sur ce que je t'ai fait et me juger. Tu le fait probablement déjà. Tu ne me regarde pas, bien sûr, mais tu penses à moi. Comment... comment pourrait-il être possible de penser à autre chose après cela?

Je me recouche, dans ton lit, regardant fixement le plafond alors que toi tu t'emparres de ma main comme si c'était la seule chose te tenant encore en vie en essayant de feindre que tu dors toujours aussi paisiblement que tu le faisait il y a quelques minutes.

"Jessie?"

Oh non. Tu parles. Je ne peux plus feindre quoi que ce soit désormais. Le moment est venu. Nous devons y faire face.

"Quoi?" Je ne vais pas prendre le blâme pour cela.

"Te soucie-tu de moi?"

Quelle sorte de question est-ce là?!

"Pourquoi as tu fait cela?..."

Oh non James, ne me regarde pas si tristement.

"Sais tu ce que cela me fait? Combien ça me fait me sentir mal? Parce que tu sais... je me soucie de toi..."

Oh non s'il te plaît, ne dit plus rien, je ne veux pas l'entendre...

"Ça ne sera plus jamais lpareil."

Comme si je ne le savais pas.

James, pouvons-nous parler de quelque chose d'autre s'il te plaît?

Comme... comment nous sortir de ce problème, que dire à Miaouss... que c'est ta faute ou...

...tu m'embrasses.

Ça bloque mon esprit. Personne ne m'a jamais embrassé de cette façon là. Ça ne ressemble pas à ces baisers que je t'ai donné dans la nuit, ces baisers que je t'ai imposés, ces baisers que tu as accepté plus tard, ces baisers que tu m'as rendus enfin...

Il me semble presque que nous ne nous embrassons pas du tout, parce que tes lèvres touchent à peine les miennes et le seul autre contact de nos corps sont nos mains. Ça me donne envie de pleurer, parce que je me rends compte que je veux que tu m'embrasse.

Mais tu es mon frère. Non, je me corrige, tu ne l'es pas.

Il me semble que tu pleures, non ce n'est pas vrai... si hélas. J'ouvre mes yeux de nouveau et tu me regarde comme s'il y avait quelque chose que tu désirais plus que ta propre vie et que tu ne pouvais pas avoir.

"Es-tu vraiment sûre que tu ne te soucie pas de moi?"

"S'il te plaît, James..."

"Je t'aime, Jessie. Même si ce n'est pas de la même façon que tu le souhaiterais."

Tu les a dit. Tu as dit ces mots qui nous étaient interdits.

Je ne peux plus tenir mes compassions stupides en moi même, maintenant je suis de plus en plus embarrassée.

"Que penses tu que Miaouss dira?"

"Tu n'as pas répondu à ma question."

"Je n'ai rien à dire. C'est trop stupide. Tu es trop stupide. Nous ne devons pas en parler!!!"

J'ai envie de te hurler dessus, mais je ne le fait pas. Je fronce juste mes sourcils et ça te fait pleurer. Enore.

Pourquoi? Pourquoi me fais-tu cela? Pourquoi dois-tu me regarder de cette façon quand tu pleures? Tu ne sais pas que j'ai envie de me blâmer après cela?!

Tu laches ma main et tu te détourne, essayant de cacher tes larmes. A quoi cela te servira t'il? Tu sais bien que je sais que tu pleures de toute façon. Alors pourquoi agis-tu comme ça? Pourquoi te couches tu en tirant les draps au-dessus de toi pour dissimuler ton visage par dessous?

Je ne voulais pas dire ça. Tu ne sais pas que je ne le voulais pas? Tu es si stupide. Cette façon dont tu appuies ton nez dans cet oreiller ne fait que me prouver combien tu es faible.

Pourquoi suis je touchée? Pourquoi ne puis-je pas te dire de ne pas pleurer? Pourquoi suis je si attendrie que je t'embrasse sur la joue?

Je ne le sais pas. Je n'en sais rien. 

Tout ce que je sais c'est que mon baiser t'as fait t'arrêter de pleurer, si bien que tu termines par envelopper tes bras autour de moi et par appuyer ton corps contre le miens.

Je réalise alors combien je tiens à toi.

Et j'oublie tout. Le lit, la confusion, l'angoisse, tout cela disparaît et nous laisse seulement toi et moi et le bonheur. Je ne veux plus me soucier de ce qui est arrivé hier dans la nuit, après tout c'était normal tu es tout pour moi, mon moi, mon corps, mon âme.

Alors je réalise que je pleure à mon tour, je ne peux plus me contrôler plus longtemps, je ne peux plus résister à la tentation de t'embrasser passionnément sur les lèvres alors que tu t'appuies contre moi...

Et alors... Miaouss entre!!!

.... Il pousse la porte d' un coup, voulant savoir pourquoi tu as dormi si longtemps parce qu'il veut son petit déjeuner et ensuite il hurle. Je lui dis d'aller au diable et tandis qu'il quitte la pièce de nouveau, je me tourne vers toi. Je constate alors que tout est brisé, que tout est parti. Tu es seulement redevenu toi de nouveau, tu sembles effrayé, triste et fragile et je me détourne de toi, je retire tes bras de ma taille et je glisse hors du lit dans la froideur de la chambre.

Je peux t'entendre pleurer de nouveau tandis que je fais cela, mais je l'ignore. Je suis moi de nouveau et je peux te faire souffrir, parce que... je pense que c'est parce que Miaouss sait ce qui est arrivé. Il sait que je me suis laissée emporter par mes sentiments. Mais cette fois ça n'arrivera plus. Tout est ta faute....

FIN
Magnéti

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Date de dernière mise à jour : 02/02/2012

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