On ne peut pas oublier le passé (3)

Chapitre 7

Un couple agréable avait offert à Ondine, Sacha, Pierre et Pikachu l'utilisation de leurs chambres à coucher vides pour une nuit. Le couple était plus qu'heureux de les laisser séjourner chez eux. Ils disaient souffrir tous 2 de solitude.

Ondine se réveilla à l'audition du son des sirènes. Elle se leva rapidement et se para. Elle pris son sac à dos dans lequel Togépi dormait toujours et se dirigea vers la porte. Sacha, Pikachu et Pierre étaient debout dans le vestibule tandis qu'elle quitta sa chambre.

"Qu'est-ce qui se passe?" demanda Sacha, frottant ses yeux.

"C'est ce que j'aimerais savoir. Allons voir!" dit Ondine, marchant devant lui.

La rue était remplie de voitures de police et de gens. Une ambulance partait juste. Ondine vit une officier Jenny debout à côté d'une barrière de police, empêchant les gens de s'approcher. Sacha et Pierre prirent une allure devant Ondine et s'approchèrent des barrières.

"Qu'est-ce qui se passe?" demanda Sacha à l'officier Jenny.

"Il semble que deux adolescents et leur pokémon aient été attaqués. Un d'entre eux à reçu un coup de fusil tandis qu'il tentait de défendre son amie. Il y a eu une lutte pour l'arme à feu et l'attaquant a été tué. Nous essayons de mettre tous les détails au point." dit l'officier sans les regarder.

Ondine se fraya un passage parmi la foule, où l'ambulance avait été et elle découvrit une coiffure rouge familière. "Jessie?" dit-elle à haute voix, bien qu'elle ne souhaitait pas se faire remarquer.

"Vous la connaissez?" demanda la Jenny.

"Vous pouvez le dire. Nous nous sommes rencontrés de temps en temps." répondit Pierre.

Ondine parla rapidement, se rendant compte qu'elle ne voyait James nulle part. "Est-ce qu'elle est l'une des personnes qui s'est faite attaquer? Et le type qu'il y avait avec elle, il avait des cheveux bleus-mauves?"

Jenny se tourna pour lui faire face. "Oui, son ami était dans un sale état. Les auxiliaires médicaux ont dit que ça ne semblait pas trop bon pour lui. Il a perdu une quantité terrible de sang."

"Oh mon Dieu, James." chuchota Ondine.

L'officier Jenny parlait toujours. "La fille l'a porté du cimetière à ici. Elle n'a pas quitté ses côtés jusqu'à ce que les auxiliaires ne l'aient forcée à le faire."

Un autre officier appela l'officier Jenny. Elle s'approcha de lui sans dire un mot à Ondine ou à ses amis.

"Je vais lui parler." exposa Ondine en s'avançant de l'autre côté de la barrière.

Sacha saisit son épaule "Quoi?" balbutia t'il "Pourquoi?"

"Jessie vient de passer un moment horrible. Elle a besoin de quelqu'un pour l'aider." elle retira la main de son ami de son épaule.

Pierre et Sacha suivirent silencieusement leur amie tandis qu'elle fit son chemin parmi la foule. Pikachu essaya de voir les alentours, placé sur la tête de Sacha.

Miaouss vit Ondine avant Jessie. Il sauta entre les 2 jeunes filles, tenant ses pattes en avant, toutes griffes dehors. "Qu'est-ce que tu veux?!" siffla t'il.

Ondine l'ignora. "Jessie, nous avons entendu ce qui est arrivé à James. Je suis si désolée."

"Comme si tu t'en souciais vraiment." répondit Jessie froidement, ne retirant pas son regard du sol taché de sang.

Ondine ne fut pas étonnée. "Je sais que nous n'avons jamais été des amies et nous nous sommes dites des choses horribles et dures dans le passé mais si tu as besoin de quelqu'un à qui parler, nous serons là pour toi, mes amis et moi."

Jessie détourna sa tête. Miaouss parla de nouveau. Il semblait qu'il essayait de protéger son amie.

"Laisses là seule. Elle n'a pas besoin de ta fausse sympathie!"

La main de Pierre se posa sur l'épaule d'Ondine, ensuite elle l'entendit parler. "Allez viens, nous ne devons pas rester ici. Peut-être a t'elle besoin de rester seule un peu de temps."

Ondine inclina sa tête et se tourna pour partir. Avant qu'elle ne puisse s'éloigner, Jessie l'appela.

"Attends, ne pars pas. Je ne veux pas être seule."

Quand Ondine revint, elle remarqua que Miaouss regardait fixement Jessie avec une expression surprise sur le visage. Alors Ondine vit quelque chose qu'elle pensait ne jamais voir: Jessie pleurait.

Ondine enveloppa son bras autour de Jessie, espérant que ça l'aiderait un peu. Sacha et Pierre restèrent derrière. Ils ne savaient probablement pas quoi faire.

"Il m'a dit qu'il m'aimait." dit Jessie entre deux sanglots "Directement avant qu'il ne perde connaissance, il m'a dit qu'il m'aimait."

"Oh, Jessie, je n'en avais aucune idée. Je savais que vous étiez très proches mais je ne savais pas qu'il y avait de tels sentiments entre vous." dit Ondine calmement. Elle jeta un coup d'oeil en arrière à Sacha et Pierre qui semblaient presque aussi choqués qu'elle.

Elle n'avait jamais pensé que Jessie et James étaient un couple. Jessie frappait constamment James et James geignait continuellement. Mais maintenant qu'elle y pensait, ça semblait évident. Tous 2 étaient toujours ensemble. James ne quittait jamais Jessie peut importe le nombre de fois où elle lui hurlait dessus ou le frappait. Et Jessie ne le quittait jamais peu importe combien ses pleurnicheries et son geignant montaient sur ses nerfs.

"Il ne me l'avait jamais dit auparavant. Je suppose que nous avions tous 2 aussi peur que l'autre ne ressente pas la même chose. Au moins maintenant je sais qu'il m'aimait." Ses larmes coulèrent en bas de ses joues "J'avais trop honte de ma cruauté envers lui pour lui avouer, maintenant je n'en aurais peut-être jamais la chance..."

Jessie tomba à genoux, pleurant incontrôlablement. Ondine s'agenouilla à côté d'elle, gardant son bras autour de la fille plus âgée. "Je suis sûre qu'il ira bien." dit Ondine, essayant de la rassurer "Il va s'améliorer vite et ensuite tu pourras lui dire."

"Ouais Jess. James est dur, il s'en tirera." dit Miaouss, plaçant une patte sur le genou de Jessie. Ondine fut étonnée par sa déclaration exceptionnellement aimable.

Soudainement, Jessie releva brusquement sa tête et haleta. "Qu'est-ce qu'il y a? Ça va?!" demanda Ondine inquiète.

Jessie regarda Miaouss puis elle tira une pokéball de sa ceinture et en fit sortir Arbok. Le serpent regarda les alentours, s'attendant évidemment à un combat mais ne voyant aucun autre pokémon, il tourna son attention à sa maîtresse.

"Miaouss, Arbok" dit Jessie d'une voix rauque, tremblotante "Je veux que vous fassiez quelque chose pour moi."

"Tout ce que tu voudras, Jessie" répondit Miaouss.

"Allez chez les parents de James. Dites leurs ce qui lui est arrivé et n'oubliez pas de le dire à Caninou aussi."

"Tu es sûre que tu le veux vraiment? Tu sais ce que James pense de ses parents!"

"Je sais mais ils sont toujours ses parents et ils méritent de savoir. A tout hasard, s'ils font des plans pour le marier à Jezabelle tandis qu'il est toujours à l'hôpital, inventez lui qu'il est déjà marié avec moi. Dites leurs que c'est pourquoi nous revenions. Cela les tiendra loin de James pendant quelque temps."

Miaouss inclina sa tête et partit. Arbok le suivit de près. Le cobra pokémon jeta un coup d'oeil de temps en temps en arrière, à sa maîtresse jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue, évidemment inquiet pour elle.

Du coin de son oeil, Ondine vit que Pierre prenait un pas en avant et plaçait une de ses main sur l'épaule de Jessie.

"Jessie, tu veux que l'on te conduise à l'hôpital pour voir comment James va?"

La jeune femme inclina sa tête.

Pierre l'aida à se relever et tint un bras autour de sa taille tandis qu'Ondine plaça son bras autour de sa taille elle aussi. Sacha et Pikachu les suivirent de près.

Chapitre 8

Jessie était assise dans la salle d'attente, frissonnant. Sacha, Ondine et Pierre étaient assis sur des sièges près du sien et Pikachu s'amusait avec le Togépi d'Ondine. Ils étaient là depuis un couple d'heures maintenant. Le soleil montait déjà dans le ciel. James était toujours en chirurgie, ils attendaient, Jessie avait horreur d'attendre.

Les parents de James coururent dans la salle avec des expressions inquiètes sur leurs visages. "Où est notre fils? Où est notre James?" demanda sa mère.

Jessie se sentit inondée de colère en voyant ces gens. Elle ne pouvait pas les supporter rien que pour la façon dont ils avaient traité James. Elle sauta hors de son siège et commença à leur hurler. "Vous me dégoûtez! Pourquoi vous n'avez pas empêché Roger de blesser James?! Vous étiez ses parents, sûrement saviez vous tout ce qu'il lui faisait, tous ces battements, toute la douleur qu'il a causé! Et Jezabelle aussi... Comment pouviez vous rester assis à boire votre thé?!" Elle ne laissa pas le couple parler ou se défendre, elle était trop fâchée "Et en ce qui concerne Marianne, vous deviez avoir soupçonné que sa mort n'était pas un accident! Vous aviez de l'argent, vous auriez pu tenir l'enquête ouverte! Peut-être que si vous aviez été de meilleurs parents, James ne serait jamais parti!"

"Nous le faisions pour son propre bien." dit sa mère, finalement capable de parler.

"La contrainte de le forcer à épouser quelqu'un qu'il n'aimait pas et qui le battait aussi était pour son propre bien?!" demanda Jessie, consciente que chacun dans la pièce observait maintenant sa conversation.

La mère de James devint hystérique "Nous ne voulions pas qu'il termine comme sa mère!" dit-elle à brûle pourpoint. Immédiatement, elle plaça sa main sur sa bouche.

"Quoi?!" balbutia Jessie, dans l'incrédulité totale sur ce qu'elle venait d'entendre. "Qu'est-ce que vous avez dit?"

Les parents de James s'assirent. Sa mère enleva sa main de sa bouche. "James n'est pas notre fils." elle fit une pause. Son mari s'empara de sa main "Je ne peux pas porter d'enfants. Il est l'enfant de la soeur de mon mari."

"Oui. Celle ci vivait heureuse avec ses 2 enfants suite à la mort de son mari mais..."

"Quoi?! Vous voulez dire que James n'est pas enfant unique?!" demanda Jessie.

"Non. Il avait une soeur et celle-ci formait une famille heureuse avec sa mère, du moins jusqu'à cette nuit..." la "pseudo" mère de James s'arrêta de parler et enterra son visage dans ses mains.

Son mari repris la conversation de nouveau "La pauvre femme a été assassinée."

"Mon Dieu!" haleta Sacha quelque part dans la pièce. Jessie avait oublié sa présence désormais. Son attention était totalement concentré sur les 2 personnes debout devant elle.

"Les enfants sont venus vivre avec nous. Ma nièce ne voulait pas avoir de rapport avec notre argent, elle voulait le gagner par elle même donc nous lui avons donné une position de demoiselle. Elle était encore jeune mais elle était forte comme sa mère. James était beaucoup plus jeune, il n'a pas gardé de souvenir de ses parents et étant donné qu'il me ressemblait beaucoup nous l'avons élevé comme s'il était notre propre fils." dit le père de James. Sa mère commença à pleurer de nouveau.

"Est-ce que son nom était Marianne?" demanda Jessie.

Ils inclinèrent tous 2 leurs têtes. Pas étonnant que Marianne se souciait tant de James, elle était sa soeur.

"Nous lui avons demandé de porter un autre nom de famille lorsque nous l'avons engagée, comme les seuls membres de notre famille restants étaient morts mis à part les grands parents que nous voyions très rarement, nous avons feint pour notre part, n'avoir aucun lien avec elle. De toute façon, tel était son choix étant donné le fait qu'elle ne voulait pas être considérée comme notre fille."

"Mais pourquoi James ne l'a t'il pas su?"

"Marianne ne voulait pas que nous lui ayons dit. Elle voulait qu'il soit heureux, elle voulait qu'il grandisse avec des parents." dit la mère ou plutôt la tante de James avant de commencer à pleurer de nouveau.

"Quand James est devenu plus vieux, il a exprimé un intérêt dans la formation de pokémon. Mais nous avions peur qu'il se fasse des ennemis tout comme ses parents s'en étaient faits. Donc, nous avons essayé de le décourager. Et nous l'avons présenté à Jezabelle en espérant qu'elle pourrait le convaincre de rester." dit l'oncle de James, essayant de consoler son épouse.

La tante de James retira ses mains de son visage et parla de nouveau "Un jour nous avons été obligés de renvoyer Marianne, nous lui avons donné l'argent nécessaire pour subvenir à ses besoins jusqu'à ce qu'elle se trouve un second travail... Malheureusement 2 ans après son renvoi, elle est venue nous dire qu'elle voulait emporter James loin de nous."

L'oncle de James repris de nouveau. "Elle a dit que nous étions trop cruels pour mériter un fils comme lui. Nous avons pensé qu'elle parlait seulement du mariage arrangé. Nous savions parfaitement que Jezabelle était parfois dure envers James mais elle ne pouvait pas le blesser tant...  nous ne nous doutions pas que Roger battait James lui aussi et d'une façon beaucoup plus agressive."

"Les petits garçons obtiennent des contusions tout le temps. Je pensait qu'elles venaient quand il jouait avec Caninou. Je ne savais pas. Nous ne savions pas."

Jessie demanda. "Ainsi, qu'est-ce qui est arrivé à Marianne? Comment se fait-il que vous n'ayez pas suspecté Roger de l'avoir tuée?"

La tante de James regarda Jessie dans les yeux. "Après que Marianne soit partie, après qu'elle nous ait dit qu'elle prenait James, Roger s'est offert de lui parler pour nous. Il a dit qu'il pourrait être capable de la convaincre de nous le laisser, que puisqu'elle n'avait que 20 ans elle ne savait pas vraiment de quoi elle parlait. Nous n'avions aucune raison de ne pas avoir confiance en lui. Nous ne savions pas."

"Quand il est revenu cette nuit, il a dit qu'il y avait eu un accident, il nous a dit que Marianne était morte. Le jour suivant ses obsèques, James a fugué pour la première fois." exposa l'oncle de James.

"J'admet que quand il est revenu nous étions cruels. Nous n'aurions pas dû agir si avidement. Nous n'aurions pas dû essayer de le forcer à se marier." la tante commença à pleurer de nouveau.

A ce moment même, le docteur apparu. Jessie couru vers lui et lui demanda: "Comment va t'il?"

"Il est sortie de chirurgie. Il a eu une perte de sang massive, des lacérations au foie et..."

Jessie l'interrompit au milieu de sa phrase. Il ne lui disait pas ce qu'elle voulait savoir. "Mais, est-ce qu'il va bien?"

"Il a été déplacé aux soins intensifs. Mais je dois vous avertir, il n'est pas trop bien. Il est stable mais ses chances de survie sont minces."

"Puis-je le voir?" interrompit Jessie de nouveau.

Le docteur ne sembla pas objecter à ses interruptions. "Je suppose que je peux vous le permettre. Mais seulement une personne à la fois."

Chapitre 9

Jessie attendit debout à l'extérieur de la pièce où il se trouvait, laissant les autres entrer pour voir James d'abord. Elle voulait être dernière. Finalement la tante de James sortit et son tour vint enfin...

Le voir couché dans ce lit d'hôpital était plus qu'elle ne pouvait en supporter. Il y avait différents tubes et fils entrants dans son corps. Les machines diverses entouraient son lit, certaines pour contrôler sa condition, d'autres pour le tenir vivant.

Jessie s'approcha du lit lentement. Elle avait peur, plus peur encore qu'au moment où Roger avait dirigé son arme à feu dans leur direction.

Maintenant elle n'avait plus peur pour sa propre vie, comme ça en avait été le cas alors, elle avait peur pour James. Elle ne voulait pas le perdre maintenant. Elle venait de découvrir ce qu'il ressentait vraiment pour elle. Elle ne pouvait pas laisser le seul homme qu'elle avait jamais vraiment aimé, mourir sans lui avoir dit ce qu'elle ressentait.

Elle sentit des larmes fraîches piquer ses yeux tandis qu'elle s'assit sur une chaise à côté du lit. Jessie pris la main de James dans la sienne, la tenant doucement comme si elle pourrait se casser si elle la serrait trop.

"Je suis ici, James. Et je ne vais pas partir avant que tu te réveilles, pas même si on essaye de me forcer à le faire. Je ne t'abandonnerais jamais James, jamais."

Donc elle resta assise là, tenant sa main, la caressant avec son pouce et ne retirant jamais ses yeux de lui. Elle voulait voir ses yeux s'ouvrir enfin. Plus tard, quand les infirmières vinrent lui dire que les heures de visites étaient terminées, elle ne partit pas. Comment pourrait-elle partir et laisser James seul couché dans ce lit d'hôpital? Elles essayèrent de la forcer de partir mais elle refusa. Finalement, un docteur vint la voir avec un garde chargé de la sécurité à son côté. C'était le même docteur à qui Jessie avait parlé plus tôt.

"Mlle, les heures de visites sont terminées. J'ai peur de devoir vous demander de quitter votre ami et de revenir demain." dit le médecin d'une voix fatiguée.

"Je ne peux pas le laisser. Il est le seul ami que j'ai jamais eu dans ma vie et moi je suis sa seule amie aussi. Nous avons été ensemble pendant plus de 10 ans. Je ne vais pas le quitter quand il a besoin de moi le plus." dit-elle en se tournant pour faire face au docteur. "En plus, je n'ai aucun endroit où aller."

Le docteur s'approcha d'elle et plaça une main sur son épaule. "Sûrement que les jeunes gens qui vous accompagnent pourront vous trouver une place ou rester."

"Ces gosses sont déjà partis maintenant."

"En ce qui concerne le couple qui était ici, les parents de ce jeune homme?"

"Je ne resterais pas dans la même maison que ces gens. James n'a pas eu la plus heureuse des enfance et c'était à cause d'eux. Si j'avais un choix à faire je ne resterais même plus dans la même ville qu'eux, mais je n'en ai pas le choix." Jessie tourna de nouveau son attention à James.

Le docteur soupira "Parfait, je suppose que nous pouvons faire une exception pour cette fois. Si vous avez besoin de quelque chose, prévenez les infirmières."

Jessie inclina sa tête et remercia le docteur. Il était un homme aimable. Ce n'était pas très commun de laisser des gens séjourner dans l'hôpital après que les heures de visites soient finies. Bien sûr, ce docteur n'avait pas pensé que James avait une bonne chance de survie, donc il avait probablement pensé qu'il devait donner à Jessie autant de temps que possible avec son ami. Mais Jessie était persuadée que l'état de James s'améliorerait. Il devait. Elle ne pouvait pas être seule de nouveau, non pas après être tombée amoureuse de lui.

Les heures se métamorphosèrent en jours tandis que Jessie resta aux côtés de James. Les seuls moments où elle le quittait était quand elle devait aller aux toilettes. Elle ne se dérangea même pas de partir pour manger. Comment pourrait elle partir tandis que James s'accrochait à peine àla vie. Les docteurs furent étonnés que James ne soit pas mort la première nuit. Ses chances de survie montaient chaque jour où il survivait mais il y avait toujours une chance qu'il ne s'en sorte pas.

Jessie lui parlait souvent, attendant, l'observant en attendant n'importe quel signe qu'il pouvait l'entendre. Mais il ne se passait rien. Deux jours après son arrivée à l'hôpital, James était toujours immobile dans son lit. Mais alors, subitement, tout  changea. Jessie s'était endormie dans la chaise à côté de son lit comme elle l'avait fait plusieurs fois durant ces deux jours. Elle s'éveilla légèrement et regarda immédiatement James, espérant voir qu'il était éveillé. Quand elle vit que ses yeux étaient ouverts, elle bondit hors de son siège.

"James? Tu es éveillé?!" elle était si heureuse. Non, plus qu'heureuse, extasiée.

Tout ce qu'il pouvait faire était de la regarder fixement, curieusement, clignant des yeux parfois, le tube dans sa gorge l'empêchait de parler mais se yeux en disaient assez. Il était heureux de la voir aussi, mais il était aussi effrayé.

Jessie essaya de le tenir calme, sachant qu'il ne devait pas être aussi excité dans sa condition actuelle.

"Ça va James. Tu ne dois pas t'inquiéter. Tu es dans un hôpital. Tu as été assez mal blessé mais tout va aller mieux, tu vas aller bien."

Jessie repoussa doucement les mèches rebelles tombants dans son visage. La crainte dans son regard sembla baiser tandis que Jessie s'empara de sa main d'une de ses mains et caressa sa joue de l'autre. Elle pouvait seulement l'observer tandis que ses yeux se refermèrent lentement. Aussitôt qu'elle fut sûre qu'il était endormi, elle partit chercher un médecin.

Le docteur examina James, cherchant des signes d'amélioration. Jessie l'observa simplement, impatiemment, marchant à pas mesurés derrière lui tandis qu'il faisait son travail. Quand il eut fini, il se tourna vers Jessie.

"Je ne dis pas qu'il se remettra certainement, mais c'est un bon signe, un très bon signe. Maintenant il faut attendre qu'il reprenne connaissance de nouveau. Si s'en est le cas, appelez un médecin de service tandis qu'il est toujours éveillé."

Chapitre 10

Il semblait qu'il y avait longtemps que James avait été blessé et presque tué mais cela s'était seulement produit quelques semaines auparavant. Il avait été près de la mort pendant des jours, s'éveillant seulement pendant des périodes courtes de temps. Ses blessures avaient été très sévères et les médecins avaient insisté pour qu'il reste avant qu'ils ne puissent être certains qu'il aurait un plein rétablissement.

Jessie devait seulement attendre encore un jour et James serait libéré le jour suivant. Miaouss avait trouvé un logement provisoire pour eux jusqu'à ce que James ne soit prêt à voyager de nouveau. Une fois qu'ils furent seuls dans la chambre, Jessie se décida qu'elle pouvait enfin lui avouer ses sentiments.

Jessie sentit une pression sur son bras et elle baissa son regard pour voir James, maintenant assit dans son lit et éveillé. Elle pouvait voir des larmes dans ses yeux tandis qu'il écoutait ses parents lui dire qu'ils n'étaient pas vraiment ses parents et que son amie la demoiselle était en réalité sa grande soeur.

Chacun avait rendu visite à James ce jour là. Sacha, Ondine, Pierre et Pikachu, ensuite ses "pseudo" parents. Les morveux lui avaient parlé longuement puis ils avaient cédé leurs places à la famille du jeune homme.

James se détourna du couple, faisant face au mur derrière Jessie. "Sortez" dit-il tranquillement "Laissez moi seul."

Sa tante pleura tandis qu'ils partirent tranquillement. Jessie les regarda s'éloigner et ensuite elle se tourna vers James de nouveau. Avant qu'elle ne puisse dire un mot, James commença à parler. "Je regrette de ne pas avoir pu connaître Marianne un peu mieux. Pourquoi ne me l'a t'elle pas dit?"

"Elle se souvenait de tes parents mais pas toi. Elle ne voulait probablement pas que tu grandisse avec le sentiment de ne pas avoir de parents, comme elle."

Sans un autre mot, James enterra sa tête sur le côté de Jessie et pleura. La jeune femme enveloppa ses bras autour de lui, sachant qu'il devait libérer toute sa douleur et sa tristesse.

Chapitre 11

James avait mal partout mais au moins il avait quitté l'hôpital maintenant. Il avait juste besoin de repos. Jessie avait son bras autour de lui, l'aidant à soutenir son poids tandis qu'ils entrèrent dans le petit appartement. James était si fatigué qu'il ne pouvait plus attendre de s'asseoir quelque part. Jessie l'aida à entrer dans la chambre à coucher. Il s'assit sur le bord du lit, respirant lourdement. Il ne pouvait pas croire qu'il avait été épuisé par une si petite quantité d'exercice.

"Ça va?" demanda Jessie.

"Très bien." mentit-il. Il se sentait épouvantable. Mais regarder Jessie l'aidait à se sentir mieux. Elle était si belle.

"Allez, laisse moi t'aider à te coucher." dit-elle avec bonté.

James avait honte de devoir être tant aidé. Il se sentait si impuissant, comme s'il était un petit gosse de nouveau. Jessie devait avoir remarqué combien il était embarrassé.

"Oh, ne soit pas si embarrassé. Je t'ai vu presque nu auparavant et pas en maillot de bain à la plage."

"Quand?" ses yeux s'élargirent tandis qu'il figea son regard dans le sien

Elle eut un sourire rusé sur le visage et alors elle commença à rougir. "Tut e rappelles le moment où nous avions eu assez d'argent pour nous louer une chambre d'hôtel, auparavant?"

"Ouais."

"Bien, j'ai ouvert la porte de la salle de bain tandis que tu te déshabillait. Je ne savais pas que tu étais là, je pensais que tu étais partit chercher quelque chose à manger avec Miaouss. De toute façon, j'ai fermé la porte avant que tu puisses me remarquer."

James pouvait sentir ses joues brûler. Il se sentait terriblement embarrassé bien que ça soit arrivé quelques mois auparavant.

"Oh ne sois pas si embarrassé; je ne t'ai vu que de dos. Et puis, tu n'étais pas trop mal." dit-elle en commençant à rougir de nouveau. "Je ne peux pas croire ce que j'ai dit." Elle rit sottement et retira son regard de celui de son ami.

James semblait choqué. Sa bouche était grande ouverte. Avait-elle dit qu'il n'était pas trop mal?Il secoua sa tête pour regagner sa maîtrise de soi.

"Alors je suppose que je peux te laisser m'aider puisque tu as déjà eu l'occasion de m'espionner." Il rit, essayant de sembler ne pas avoir été affecté par les mots de son amie.

Jessie avait dit qu'elle ne l'avait pas trouvé trop mal. James ne pouvait pas surmonter ces dires. Peut-être que Jessie avait des compassions pour lui.. Il lui avait dit ce qu'il ressentait pour elle avant de perdre connaissance mais quand il s'était réveillé, il avait espérait qu'elle lui dirait quelque chose... Soit qu'elle ressentait la même chose ou pas, mais elle ne l'avait jamais fait. Il commençait à estimer qu'elle ne l'aimait pas mais maintenant qu'elle avait sous entendu qu'il ne lui déplaisait pas, il avait un nouvel espoir. Mais alors pourquoi son amie ne lui avouait pas ce qu'elle ressentait? Avait-elle peur de quelque chose?

Jessie s'agenouilla devant lui. "Bien. Commençons par tes chaussures." dit-elle en commençant à délier ses lacets.

Il pouvait seulement observer son amie tandis qu'elle retira ses chaussures de ses pieds. Il regrettait ne pas pouvoir le faire tout seul, il regrettait ne pouvoir rien faire tout seul. Mais il n'en avait pas la force. Même rester assit était épuisant pour lui.

Alors elle ôta ses chaussettes les jetant à côté d'elle et elle se releva puis elle commença à déboutonner sa chemise. En réalité ça n'était pas ses vêtements, c'était des vêtements que Jessie avait acheté pour lui quand il sortirait de l'hôpital.

Jessie l'aida à tirer ses bras des manches de sa chemise et elle tressaillit en voyant les bandages sur son corps.

"Ça ne fait pas trop mal." dit James.

Elle sourit mais elle savait que James lui avait seulement dit ça pour l'aider à se sentir mieux. Elle jeta sa chemise sur son épaule et toussota. "Bien. Maintenant pourquoi ne te couche tu pas pour que je retire ton pantalon." dit-elle négligemment.

James fit ce qui lui avait été demandé. Il n'aurait pas pu élever une objection même s'il l'aurait voulu. Il était juste si fatigué. Il gémit en se couchant tandis que la douleur l'assaillit de nouveau. Il ferma ses yeux contre la douleur, espérant qu'elle partirait. Au moment où il avait ouvert ses yeux Jessie avait déjà retiré son pantalon, il ne l'avait même pas remarqué. Et elle avait abandonné l'idée de retirer son caleçon et de lui mettre un pyjama.

"Tu vas bien?" demanda t'elle, se penchant vers lui.

"J'irais bien. Je suis juste fatigué."

Elle le couvrit d'une couverture. "Penses tu que tu pourrais éviter de t'endormir une minute? Il y a une chose que j'aimerais vraiment te dire."

Jessie semblait nerveuse. James se demanda pourquoi. "Bien sûr. Que veux tu me dire?"

Elle pris un souffle profond, le libéra et enfin elle se mit à parler. "Depuis que tu as été blessé, j'ai pensé."

"Quoi?"

"A toi, à moi, à la Team Rocket, tout et j'ai pris une décision."

"Quoi?" il commençait à s'inquiéter. Peut-être ne voulait elle plus jamais le voir de nouveau, peut être lui avait-il causé trop de douleur pour qu'elle veuille rester à ses côtés désormais. Son esprit fut submergé par milles pensées qu'elle le quitterait et cela le terrifiait.

"Je quitte la Team Rocket. Avec tous ces échecs constants et ensuite ce qui t'est arrivé... je ne veux plus travailler là désormais. Je t'aime trop pour souhaiter te voir mal de nouveau." Elle se détourna de lui et il aperçu qu'une larme tombait en bas de sa joue.

Au moment où elle lui avait dit qu'elle l'aimait, toute la douleur de son corps avait disparu. Il semblait qu'il pourrait bondir et danser mais bien sûr il ne pouvait pas. Il s'empara de sa main. "Alors je la quitte aussi. Tu es la raison pour laquelle j'ai joint la Team Rocket en premier lieu, sans toi, je n'aurais aucune raison d'y rester. En plus, je t'aime et je ne te quitterais jamais."

Elle se retourna vers lui, les larmes coulants en bas de son visage. James souleva une main et chassa ses larmes du bout de ses doigts.

"Tu le penses vraiment, James? Tu m'aimes vraiment?"

"Depuis le jour où je t'ai rencontrée. Tu es la fille la plus gentille et la plus douce et la plus belle que j'ai jamais vue de ma vie entière!"

Jessie se pencha tout près de lui et mis doucement ses bras autour de lui. Elle le tint tendrement, doucement. Il sentit sa chaleur contre sa peau et soupira avec bonheur, Jessie se retira alors brusquement et s'assit.

James essaya de s'asseoir, il voulait déposer ses lèvres contre les siennes mais il ne parvenait plus à s'asseoir de nouveau. Il soupira tristement mais sourit bientôt en songeant que quand il serait guéri il aurait le temps de lui donner autant de baisers qu'il le souhaiterait. Les baisers les plus longs et les plus passionnés qu'on aurait jamais vu. Une fois qu'il serait plus fort, il l'embrasserait sur les lèvres et ne la quitterait jamais peu importe ce qui arriverait. Ils avaient tout le temps du monde...

FIN!

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