Mes premières vacances - Miss Evoli

Je suis assis sur mon lit dans la chambre que je partage au Q.G avec Jessie et Miaouss. Tous deux avaient rendez vous avec le boss pour recevoir leur paie du mois. Moi je reçoit toujours la mienne plus tard parce qu'elle est un peu moins importante. Je m'ennuie en attendant leur retour. Aujourd'hui pas de mission. Je soupire et me laisse tomber sur mon dos sur le lit puis je dépose mes bras derrière ma tête. Que pourrais je bien faire pour me passer le temps? Mon regard se fige sur la petite table de nuit séparant nos lits à Jessie et à moi. Tient, il y a un magazine dessus. Connaissant Jessie, ça doit sans doute être un magazine people ou de mode. Je m'assied en tailleur et le prend. Tient, c'est un magazine immobilier. Je le feuillette, ça me passera un peu le temps. Woaw, les villas que je peux y voir sont magnifiques. Piscine, chambres multiples, salons immenses,... Ça me rappelle un peu le manoir de mes parents, quoiqu'il était bien plus grand et plus austère. Je tourne quelques pages, mes yeux voyagent sur leur contenu. Je m'arrête tout à coup lorsque mon regard se pose sur une villa de vacances au bord de la mer. Elle éveille mes souvenirs. Je peux voir les photos de son intérieur. Oh je m'en souviens très bien, j'étais allé dans cette villa un jour avec mes parents, les parents de Jezabelle, un oncle, une tante et deux cousines. Je ne m'y étais pas trop amusé mais je ne m'y étais pas ennuyé non plus...

Je peux encore me rappeler ce jour comme si c'était hier. Nous avions emprunté un jet privé pour nous conduire jusqu'à la plage en question dans un coin très prisé des îles oranges. Le voyage avait été assez ennuyant. J'avais dormi durant toute sa durée. Parfois, j'entrouvrais un oeil lorsque Jezabelle me donnait des coups de coudes. Elle ne s'était pas assise auprès de ses parents, non, elle s'était assise à mes côtés, ce qui était prévisible. Derrière nous, mes deux cousines: Susy et Alice étaient assises. Je pouvais les entendre rire de temps à autre ou discuter ensemble au sujet de leurs poupées, leurs nouveaux vêtements etc... Il prit un long moment avant que l'on atteigne la plage mais une fois arrivés, mes parents et leurs amis ont décidé de visiter la villa avant de se rendre sur la plage. Je n'ai pas pu protester, ça n'aurait servit à rien.La villa était magnifique. Elle surplombait une dune, une petite route la longeait et on pouvait voir la mer derrière elle, une douce brise fouettait les alentours. C'était un vrai paysage romanesque. L'intérieur de l'habitation était aussi beau que l'extérieur. Il y avait des tapisseries partout et le sol était recouvert d'un beau vinil bleuté dans la pièce principale, de carrelage aux autres endroits. Les adultes ont choisis leurs chambres, ensuite ils ont annoncé que je dormirais avec les filles. Ça me dérangeais un peu parce que j'étais le seul garçon mais je n'ai pas protesté, j'étais habitué à ce qu'on ne me fasse pas de faveur. La chambre était très spacieuse, presque aussi grande que ma chambre au manoir. Il y avait 4 lits superposés. Mes cousines ont décidé qu'elles prendrait les lits de gauche et Jezabelle a dit qu'elle prendrait le lit du dessus, à droite. J'ai donc été contraint de choisir le dernier lit qui restait, celui sous Jezabelle. Les gouvernantes de Jezabelle et de mes cousines sont venues apporter leurs valises et ont rangé leurs appartenances dans des petites armoires à proximité. Ma gouvernante n'avait pas pût venir parce que mes parents lui avaient demandé de surveiller le travail des autres employés du manoir. Quand mon père est venu apporter mes baguages et m'a chargé de ranger mes biens par moi même, je lui ait demandé qui s'occuperait de moi mais il ne semblait pas y avoir déjà réfléchit. Il m'a dit qu'il en parlerait à ma mère. Finalement, quand les adultes sont venus nous chercher pour aller à la plage, après leur visite de l'habitation et leur installation, j'ai pu remarquer que ma maman avait un air agacé sur le visage. Je lui ai demandé pourquoi elle semblait si fâchée mais elle ne m'a pas répondu. Je crois qu'elle était furieuse parce que mon père et elle n'avaient pas réussits à trouver quelqu'un pour s'occuper de moi et qu'elle devait prendre ma charge seule. Ma mère détestait s'occupait de moi. Je me suis toujours demandé pourquoi. J'étais son petit garçon après tout... A mon avis elle manquait d'instinct maternel. Enfin, ça ça n'était pas dur à voir *soupir lourd*

Je tourne les pages du magazine que j'observe, aucune ne mentionne la plage. C'est assez triste, j'aurais bien voulu voir si elle est toujours aussi magnifique qu'en ce temps là. Quand je l'ai atteint, j'ai été tout à fait ébloui. Il n'y avait aucune trace de pollution, aucune brume. Le ciel était d'un bleu parfait de même que l'eau et le sable était si blanc qu'il m'aveuglait presque. J'avais déjà pu l'apercevoir derrière la villa, mais quand on y étais, cet endroit était tout à fait surprenant. Je n'ai pas su résister à la tentation de libérer un cri de joie. Bien sûr, ma mère m'en a réprimandé en me disant qu'il était tout à fait incorrect de hurler ainsi. J'avais prit un petit seau de plage avec moi dans lequel j'avais mis quelques moules en forme de pokémon, une petite pelle et un petit râteau mais également mon arrosoir carapuce. Mes cousines m'avaient demandé pourquoi je m'étais tant chargé pour venir sur la plage. Je leur avait répondu que je comptais construire un château gigantesque. Elles se sont moquées de moi, surtout Jezabelle et toutes mon dit que c'était impossible mais au plus profond de moi même, j'étais sûr du contraire. J'étais plein de rêves et d'imagination à cette époque. Ma mère serrait ma main dans la sienne de toutes ses forces. Pas parce qu'elle craignait de me perdre mais parce qu'elle n'avait pas hâte que j'aille m'amuser. Les parents de Jezabelle se sont assis sur leur serviette et ils ont commencé à discuter, ne donnants même pas un regard au paysage magnifique qui les entourait. Mon oncle et ma tante sont partis jouer au badminton et mes parents se sont installés à l'ombre d'un grand parasol sous lequel mon père s'est immédiatement couché pour dormir pendant que ma mère brodait un napperon. Drôles de passe-temps. J'ai observé Jezabelle s'asseoir aux côtés de ma mère. Elle ne semblait pas très intéressée par la mer elle aussi. Seules mes cousines semblaient intéressées par l'étendue d'eau salée qui se dressait face à nous et elles sont parties y tremper leurs pieds, soulevants délicatement les bords de leurs robes. Je les ai observées un moment, m'asseyant sur le sable pour commencer la construction de mon château de sable. Il ne me prit pas longtemps pour faire deux pâtés avec mon seau et y former des portes et des fenêtres avec mes doigts. J'ai creusé une allée tout autour dans le but d'en faire des douves. La réalisation m'a alors frappé que j'avais besoin d'eau pour les remplir et que c'était l'occasion parfaite pour moi d'aller me baigner également. Sans dire un mot, j'ai ôté mes chaussures et mes grandes chaussettes puis j'ai accouru en direction de la mer moi aussi. Mes cousines y trempaient toujours leurs pieds aussi délicatement que possible. Quand je ne me suis approché, elles m'ont donné un grand sourire.

- Tu es venu te baigner toi aussi? me demanda Alice.

J'ai secoué ma tête.

- Non, je suis venu chercher un peu d'eau pour créer des douves pour mon château de sable.

Mes cousines ont rit et m'ont saisit par les bras, me faisant lâcher mon petit seau dans le processus. - C'est plus amusant de se baigner, viens avec  nous!!!

Elles m'ont tiré si fort par les bras que j'ai trébuché et je suis tombé de tout mon long dans l'eau. J'ai presque pleuré quand je me suis relevé. Maintenant que mon bel uniforme était trempé, je pouvais m'attendre à une belle punition de la part de ma maman. J'ai ramassé mon seau et j'ai quitté la mer à toute allure, ignorant les rires moqueurs de mes cousines dont le bord des robes n'était même pas humide.

En effet, ma mère a libéré un grand cri perçant quand elle m'a vu. Elle m'a dit que j'étais idiot d'avoir décidé à me baigner tout habillé. J'ai essayé d'expliquer que c'était la faute de mes cousines mais elle n'a rien voulu entendre. Elle a décidé de me mettre mon maillot. J'ai donné un coup d'oeil curieux à Jezabelle tandis qu'elle me déshabillait. En regardant au loin, j'ai pu voir que mes cousines avaient quitté l'eau et qu'elles se dirigeaient vers une cabine avec leur gouvernante, sans doute pour s'y changer. Je me suis demandé pourquoi on ne me déshabillait pas dans une cabine moi aussi. J'ai pu remarquer que Jezabelle riait sournoisement quand ma mère m'a mit mon maillot. Elle feintait avoir son attention centrée sur sa broderie mais je pouvais bien voir qu'elle me regardait. J'ai essayé de le dire à ma mère mais elle ne m'a pas écouté. Finalement je n'ai rien dit durant le reste du temps où elle m'a changé. Une fois qu'elle m'a mit mon slip de bain, elle m'a mit de la crème solaire puis je suis immédiatement retourné à la confection de mon château de sable. J'y ait versé l'eau pour les douves. Je commençais seulement à m'amuser quand Jezabelle est venue et l'a écrasé. Grrr, elle avait détruit mon beau travail qui m'avait valu une punition. J'étais furieux. Je me suis fâché d'avantage quand elle a commencé à rire de moi en me disant qu'elle m'avait vu tout nu. J'ai réfléchit à une façon de me venger, c'est alors que mon regard s'est posé sur mon arrosoir carapuce. Il pouvait m'être utile lui aussi. J'ai demandé à Jezabelle de m'attendre auprès du château écrasé. Elle a semblé assez étonnée que je ne pleurais ou ne criais pas sur elle pour ce qu'elle lui avait fait et elle s'est décidée à m'attendre. Elle me traitait toujours de naïf mais apparemment elle l'était elle aussi. Je suis allé remplir mon arrosoir carapuce dans l'eau salée puis je suis retourné auprès de Jezabelle. Elle m'a demandé alors pourquoi je lui avait demandé de l'attendre là et en guise de réponse, j'ai vidé le contenu de son arrosoir sur sa tête en lui demandant si elle avait eu une bonne douche. Elle a hurlé. Elle était trop drôle à voir avec ses cheveux et sa robe trempée. Bien sûr, elle est allée se plaindre auprès de ma mère, qui m'a couru après pour me donner une fessée mais elle n'a jamais réussit à m'atteindre et finalement elle s'est résignée à continuer sa broderie aux côtés de mon père endormi. C'est étrange parce que les parents de Jezabelle ne l'ont pas changée. Elle est restée dans sa robe toute mouillée, attendant que le soleil la sèche. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi ma maman ne m'avait pas laissé comme ça moi aussi. Peut-être parce qu'elle avait peur que je chiffonne mon beau costume ou que je le salisse avec le sable. Je n'avais vraiment aucune liberté. *nouveau soupir lourd*

Je me laisse de nouveau tomber en arrière sur mon lit et je lâche le magazine. Quel idiot j'étais à l'âge de 6 ans. Enfin, selon les dires de Jessie et Miaouss je le suis toujours *grand sourire bête*. Profitant de mon maillot, je m'étais décidé à retourner me baigner un peu. Ainsi, j'ai emporté mon arrosoir et mon seau, songeant en moi même qu'ils pourraient m'être utiles pour la capture de petits poissons. Je n'ai pas trouvé de poisson mais j'ai trouvé une étoile de mer et quelques petits craby dans une petite crevasse située sur un brise lames. J'ai mis l'étoile de mer dans mon arrosoir et les craby dans mon seau puis j'ai songé en moi même qu'ils seraient un beau cadeau pour mes parents. Ma mère était assoupie quand je suis retourné auprès d'elle et Jezabelle n'était plus à ses côtés. Elle s'était décidée à rester auprès de ses parents. Je me suis accroupit auprès de ma mère et je l'ai secouée doucement. Elle a froncé ses sourcils en ouvrant ses paupières et en centrant son attention sur moi.

- Que désires tu encore, James? me demanda t-elle d'un ton aigre. - J'espère que tu as une bonne raison de venir me déranger.

J'ai acquiescé et lui ai présenté l'étoile de mer contenue dans mon arrosoir. Elle a presque hurlé - James, va immédiatement remettre cette bête où tu l'as trouvée. Elle est horrible.

Je ne pouvais pas comprendre qu'elle soit dégoûtée par un si joli mollusque - Mais maman, c'est une étoile qui vit dans l'eau, c'est joli.

Elle ne m'a pas répondu.

J'ai aussi trouvé autre chose. Regarde, ce sont des petites bêtes qui vivaient sur le brise lames. lui ai-je dit en lui présentant le seau contenant les craby. Elle a sursauté en les voyant. Regroupés les uns sur les autres dans le seau, ils ressemblaient à des petites araignées.

James, tu- commença t-elle. Elle ne termina jamais sa phrase car j'ai trébuché et j'ai renversé le contenu de mon seau sur elle. Elle s'est relevée d'un bond et a commencé à hurler hystériquement en essayant de faire partir les petits craby qui la recouvraient. Ses cris ont réveillé mon père qui l'a aidée du mieux qu'il le pouvait. Une fois le choc passé, tous deux se sont tournés vers moi et m'ont froncé les sourcils furieusement, le visage rouge de rage.

Allez jouer plus loin et cessez de nous importuner!!!! hurla mon père en indiquant du doigt l'endroit où j'avais joué plus loin.

Ma mère serrait ses poings et tremblait de colère. Si elle n'aurait pas dût attendre que les parents de Jezabelle, mon oncle et ma tante pour retourner et si ma gouvernante aurait été là, elle m'aurait ordonné de quitter la plage immédiatement et de rester enfermé dans ma chambre.

Mon père m'a donné une petite claque à mon insu mais je ne m'en suis pas vraiment soucié. Je suis retourné jouer sans un mot. N'oubliant pas de reprendre mon seau et mon arrosoir avec moi. J'ai construit un nouveau château plus joli encore que le premier et quand il fut terminé, comme je possédais toujours l'étoile de mer, je l'ai mise sur son sommet. Ça faisait un chateau bizarre mais je le trouvais très bien.

Bien entendu, avec ma chance, la survie de ma création fut de courte durée. Cette fois, ça ne fut pas Jezabelle qui l'écrasa mais la marée qui s'avançait de plus en plus loin sur la plage.

Découragé par l'idée de créer des châteaux qui ne pouvaient pas survivre plus de 3 minutes, je me suis décidé à me passer le temps en allant observer ce que faisaient les autres personnes. Ainsi, je me suis d'abord approché des parents de Jezabelle. Ceux ci s'embrassaient langoureusement. Ça m'a surpris parce que c'était quelque chose que mes parents ne faisaient jamais devant moi. J'ai couru dire à Jezabelle que ses parents étaient amoureux et elle s'est moquée de moi en me disant que j'étais idiot. A l'époque, je n'ai pas compris ce que j'avais pu dire de drôle. Comme le couple Starling n'était pas trop intéressant, je me suis approché de mon oncle et ma tante. Ceux ci jouaient toujours au badminton. A l'époque je ne connaissais pas ce jeu alors je leur ait demandé pourquoi ils ne jouaient pas avec une balle de tennis. Ils ont rit, m'expliquants que leur volant allait tout aussi bien. Puis ils m'ont dit que comme j'étais si intéressé par leur occupation, cela ne me dérangerait sans doute pas d'aller chercher leur volant sur la plage à chaque fois où ils le perdaient. Naïf comme j'étais, j'ai accepté et je me suis épuisé durant un peu plus d'une heure à courir le rechercher jusqu'à ce que mon oncle et ma tante s'arrêtent de jouer. Comme ils ne faisaient plus rien d'intéressant, je suis allé rejoindre les dernières personnes présentes sur notre plage privées: les gouvernantes de mes cousines et Jezabelle. Toutes deux discutaient de leur travail et se plaignaient de leurs salaires médiocres. "Vous n'aimez pas votre travail?!" ai-je demandé à voix haute "Pourquoi vous le dites pas à vos patrons?!" Ma remarque les a vexées et j'ai presque reçu une gifle de leur part. Elles m'ont ordonné de les laisser tranquille, que leurs conversations ne me regardaient pas et que je devais essayer de me trouver une occupation tranquille comme la lecture ou quelque chose de ce genre. J'ai suivit leur conseil et j'ai retiré un magazine qui dépassait du sac d'une d'entre elles puis j'ai commencé à le lire difficilement. Quand la gouvernante en question à constaté que j'avais prit son livre sur les chippendales, j'ai été grondé de nouveau. Elle est allée parler à mes parents, leur disant combien j'étais ennuyant et finalement, ceux ci se sont résignés à demander aux autres de quitter la plage.

Ça avait été ma première journée de vacances. Bien sûr, elle n'était pas parfaite mais j'en ai toujours gardé un bon souvenir, je ne sais pas trop pourquoi. Je soupire lourdement et me tourne sur mon côté. J'aimerais tant retourner à cet endroit un jour... Je sursaute à l'audition de la fermeture de la porte de la chambre. Jessie vient d'y entrer. Elle me sourit et prend le magazine posé sur le lit à côté de moi.

- Tu as regardé les villas, James? Ne te fais pas d'illusions, nous ne parviendrons jamais à en louer une de ce genre un jour avec les salaires médiocres que nous recevons.

Je m'assied et acquiesce doucement - Je sais Jessie... c'est bien dommage.

Elle saisit le magazine, le feuillette et sourit tout à coup. - Oh, regarde cette magnifique villa au bord de la plage. Nous pourrons la voir de près, le boss nous envoie travailler dans cette région pour notre prochaine mission. Nous pourrons nous détendre quelque peu sur la plage.

J'halète avec stupeur - C'est vrai?!

Jessie acquiesce - Oui. Pourquoi en sembles tu si joyeux?

Ça n'est pas la première fois que le boss nous envoie travailler dans les îles oranges mais jamais encore nous n'avions eu l'occasion de nous rendre sur la plage de mes premières vacances. C'est merveilleux, je vais pouvoir y retourner après tout!

Je sourit - C'est simple Jessie. J'attache une valeur sentimentale à cet endroit.

Elle soupire et secoue sa tête doucement. Elle ne pourra jamais comprendre.

FI

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Date de dernière mise à jour : 14/02/2012

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